L’accent russe | Le blog de Nadia Sikorsky

« Affaires de famille »

C’est ainsi que l’on peut traduire le thème du prochain Festival international de musique Yehudi Menuhin de Gstaad, qui se tiendra du 16 juillet au 5 septembre 2026 : Family Matters.

Jonathan Nott et les « enfants »

Le contrat du chef d’orchestre britannique en tant que directeur musical de l’Orchestre de la Suisse romande est arrivé à son terme à la fin de l’année dernière. Mais le voilà déjà de retour à Genève, cette fois comme chef invité, afin de réunir l’OSR et l’Orchestre de la Haute École de musique de Genève.

Découvertes lucernoises

En deux jours passés au festival « Le Piano symphonique », j’ai accumulé autant d’impressions que durant toute une saison. Je les partage avec vous.

Un royaume des ténèbres sans rayon de lumière

Aujourd’hui, les librairies de Suisse, de France, de Belgique et du Canada mettent en vente le roman de Saсha Filipenko Retour à Ostrog, publié par la maison lausannoise Éditions Noir sur Blanc dans la traduction française de Marina Skalova.

Fascination pour le violon

Du 30 janvier au 7 février, sur la célèbre station alpine suisse de Gstaad, se tiendra pour la 26ᵉ fois le festival international Sommets Musicaux, où chacun trouvera de quoi réjouir son oreille.

«Deux procureurs»

Tel est le titre du film du réalisateur ukrainien Sergueï Loznitsa, présenté dans le cadre du festival genevois Black Movie.

Sur les flots du lac de Lucerne

Du 12 au 18 janvier 2026 se tiendra, dans la ville au bord du lac des Quatre-Cantons, le festival international de musique « Le Piano symphonique », dont l’inspiratrice, ou « pianiste associée », n’est autre que Martha Argerich.

Le paradis d'Aronzon
Il se trouve que j’ai eu le plaisir d’assister à cette soutenance de thèse ès lettre en Études russes. Son titre complet : "La ‘représentation du paradis’ chez Léonid Aronzon : une poétique de la contemplation". Je tiens à vous en parler.
Craquement du destin
Le Grand Jeu, roman d'Elena Tchijova traduit du russe par les Éditions Noir sur Blanc à Lausanne, arrive ce jour dans les librairies de Suisse et de France.
Vie humaine comme monnaie d’échange
Chers lecteurs, il y a quelques jours, je vous ai donné rendez-vous en septembre ; mais l’actualité est telle que je me sens contrainte de rompre ce vœu de silence mensuel.
Louis Villeneuve, maître enchanteur
Le grand professionnel qui a reçu, en 2017, à New York, le prix Mauviel 1830 du meilleur directeur de salle au monde s'est confié sur sa vie et sa carrière.
Pages noires de la littérature russe

Les pages reproduites dans cette chronique ne proviennent ni des archives secrètes du NKVD des années 1930, ni de celles du KGB des années 1970, ni même de celles de l’actuel FSB. Non, elles sont extraites de la biographie de Pier Paolo Pasolini, le grand cinéaste, poète et écrivain italien assassiné dans la nuit du 1 au 2 novembre 1975 sur la plage d’Ostie – ceci pour des raisons toujours non élucidées.

La loi du talion

Je vous présente aujourd'hui Les Puits de Nuremberg, un roman publié en français par les Éditions Noir sur Blanc à Lausanne.

Il m’est très difficile d'écrire sur ce livre. Surtout ces jours, quand l'Europe célèbre la fin de la Seconde Guerre mondiale et la Russie fête la fin de la Grande Guerre patriotique. À l'heure où les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient se poursuivent. Mais il est également impossible de ne pas en parler. Surtout ces jours…

Dans les coulisses de Lolita

Selon la tradition, marquant l'anniversaire de la naissance de Vladimir Nabokov, je souhaite partager avec vous une information peu connue à propos de cet écrivain dont une citation figure sur la page Facebook de Nasha Gazeta : « Tout ce que je possède, c'est ma langue ».
 

Les secrets du Gstaad Palace

Le Palace, la comédie noire de Roman Polanski ayant eu don de susciter les réactions polaires, est sortie sur les écrans suisses – d'abord dans la partie alémanique et maintenant en Romandie. L'accueil réservé a provoqué notre curiosité.

Rouge incandescent

En collaboration avec le Musée d'Art moderne de Paris, la Fondation de l'Hermitage à Lausanne vous invite à une rétrospective d'une figure emblématique de la scène artistique de l'après-guerre.
 

« Dans la musique, il faut choisir la vérité »

Le 6 avril 2024, le pianiste russe Vsevolod Zavidov, âgé de 18 ans, remplacera à Bâle Khatia Buniatishvili dans le Premier Concerto de Piotr Tchaïkovski, accompagné par l’Orchestre philharmonique de Taiwan.

Pour qui ont voté les Russes en Suisse ?

Vous le savez tous, bien sûr : l'élection présidentielle s'est achevée hier. Elle a duré trois jours en Russie, mais en dehors de la Russie, elle n'a duré qu'une journée - le dimanche 17 mars, de 8 heures à 20 heures. De plus, les électeurs d'outre-mer ont été privés de la possibilité de voter par voie électronique, ce dont le président Poutine lui-même a profité.

L'avant-dernière guerre dans une rue de Moscou

Les Éditions Noir sur Blanc ont préparé un nouveau cadeau pour tous les amateurs de bonne littérature – cadeau que l'on peut trouver à partir d'aujourd'hui dans les librairies de Suisse et de France.

« Oh, que de découvertes merveilleuses ... » Certains d'entre nous se souviennent de ce vers de Pouchkine adressés aux figures de la science. Mais aujourd'hui, à mon tour, je les adresse à la maison d'édition lausannoise qui me permet de temps à autre à faire les découvertes dans ma propre littérature nationale.

La vie est belle, ou Ça ne fait mal que quand je ris

La comédie "Suicidé" de Nikolaï Erdman mise en scène par Jean Bellorini est à l'affiche du Théâtre de Carouge jusqu'au 16 mars. Ne manquez pas cet événement !

" Pendant la guerre civile. Une localité après un pogrom. Un juif est crucifié sur la porte de sa maison. Les voisins sont rassemblés autour de lui, le regardant avec pitié et compassion.

– Pauvre Moisha ! Tu souffres ?

– Pas spécialement, – dit difficilement le crucifié. – Seulement quand je ris".

Konstantin Mitenev : en attendant d'expulsion

Comment un célèbre artiste de Saint-Pétersbourg, dont les œuvres ont été exposées dans de nombreux pays, s'est-il retrouvé dans un centre d’accueil de migrants en Suisse ; et peut-on compter sur l'humanité des autorités suisses ?

Alexeï Navalny est mort

Il y a environ une heure, le département du service pénitentiaire fédéral du district autonome de Yamalo-Nenets a annoncé que Alexeï Navalny, qui purgeait une peine de 19 ans pour avoir organisé une "communauté extrémiste", était décédé le 16 février dans la colonie pénitentiaire n° 3.

«Celui qui sauve une vie, sauve le monde entier»

A l’occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2005 et célébré le 27 janvier, je porte à votre connaissance ma conversation avec Jan Brokken, l’auteur du livre Les Justes paru l’année dernière aux Éditions Noir sur Blanc.

Un système qui réduit en cendres

Kremulator de Sacha Filipenko, traduit en français par Marina Skalova pour les Éditions Noir sur Blanc à Lausanne, arrive aujourd’hui dans les libraires de France et de Suisse. Le 15 janvier, à Paris, l’auteur a reçu le Prix Transfuge pour cette œuvre, reconnue comme meilleur roman européen de 2023.

Alexander Arkhangelsky : « La mémoire nationale ne coïncide pas totalement avec la mémoire d'État »

L'ancien professeur à la Haute école d’économie de Moscou, ancien présentateur de télévision mais toujours journaliste et écrivain, a vu son film documentaire La famine – qui raconte l'histoire de la grande famine du début des années 1920 dans la région de la Volga, en Bachkirie, au Kazakhstan, en Sibérie occidentale et en Ukraine – projeté à l'Université de Genève en décembre dernier. J’ai profité de sa présence à Genève pour lui poser quelques questions.

Sur les cerisaies et les vergers de poires 

Le roman de l’auteur géorgienne Nana Ekvtimishvili, Le Verger de poires, paru en traduction française aux Éditions Noir sur Blanc, à Lausanne, a été présenté lors du festival parisien « Un Week-end à l’Est » qui recevait cette année la ville de Tbilissi en qualité d’invitée d’honneur. J’ai lu le livre et ai assisté à la rencontre avec son auteur à Paris ; en conséquence de quoi, voici mes impressions.

Deux étoiles à Genève

Le 4 décembre 2023, deux grands musiciens, Evgeny Kissin et Thomas Hampson, seront présents sur la scène du Conservatoire de musique de Genève en tant qu'acteurs dramatiques. Grâce à l'Association Avetis.

Dostoïevski le grand. Mais encore ?

Aujourd’hui, la veille du jour d’anniversaire de Fedor Dostoïevski (1821-1881), immense écrivain russe que l’on peut aimer ou détester – mais qui ne laisse personne indifférent. Cet écrivain dont une plaque mémorielle au numéro 16 de la rue du Mont-Blanc commémore le séjour à Genève. À cette occasion, j’aimerais vous parler d’un livre que je viens de lire, après une petite introduction.

Quand le malheur des autres arrive chez nous

Le monde globalisé dans lequel nous vivons possède sans doute de nombreux côtés positifs. Mais pas seulement. Certains considèrent comme de sérieux désavantages l’aspect immédiat de l’information, de même que le quasi inévitable dépassement de leurs « frontières » des conflits « locaux » ou « régionaux » : ces certains auraient préféré vivre en les ignorant. Cela devient toujours plus difficile.
 

Quelle sortie de l’impasse?

Vendredi 6 octobre, j’ai tranquillement préparé un texte qui devait être publié le lundi suivant. Il s’agissait de relayer à l’attention de mon lectorat les cas de déclarations, images et graffiti à caractère antisémite repérés à Genève lors de l’actuelle campagne électorale et répertoriés par la Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation (CICAD). Une fois le travail terminé, je me suis rendue au concert au Victoria-Hall, puis me suis couchée paisiblement.

Racisme à la suisse, vu par James Baldwin

La multitude de gens que l’on rencontre dans sa vie se divisent facilement en deux groupes : ceux qui nous tirent vers le haut et ceux qui nous poussent vers le bas. Le premier groupe l’emporte sur le deuxième et, plus on le choisit tôt, plus notre existence devient intéressante et épanouie. Dans ma jeunesse, j’ai eu la chance inouïe de rencontrer beaucoup de personnes exceptionnelles qui m’ont influencée. James Baldwin en fait partie.

A propos de l’auteur

Nadia Sikorsky

Nadia Sikorsky a grandi à Moscou où elle a obtenu un master de journalisme et un doctorat en histoire à l’Université d’État de Moscou. Après 13 ans passés au sein de l’Unesco, à Paris puis à Genève, et avoir exercé les fonctions de directrice de la communication à la Croix-Verte internationale fondée par Mikhaïl Gorbatchev, elle développe NashaGazeta.ch, premier quotidien russophone en ligne, lancé en 2007.

En 2022, elle s’est trouvée parmi celles et ceux qui, selon la rédaction du Temps, ont « sensiblement contribué au succès de la Suisse romande », figurant donc parmi les faiseurs d’opinion et leaders économiques, politiques, scientifiques et culturels : le Forum des 100.

Après 18 ans en charge de NashaGazeta.ch, Nadia Sikorsky a décidé de revenir à ses sources et de se concentrer sur ce qui la passionne vraiment : la culture dans toute sa diversité. Cette décision a pris la forme de ce blog culturel trilingue (russe, anglais, français) né au cœur de l’Europe – en Suisse, donc, son pays d’adoption, le pays qui se distingue par son multiculturalisme et son multilinguisme.

Nadia Sikorsky ne se présente pas comme une "voix russe", mais comme une voix d’Européenne d'origine russe (plus de 35 ans en Europe, passés 25 ans en Suisse) au bénéfice de plus de 30 ans d’expérience professionnelle dans le monde culturel – ceci au niveau international. Elle se positionne comme médiatrice culturelle entre les traditions russes et européennes ; le titre de sa chronique, "L'accent russe", capture cette essence – l’accent n’étant pas une barrière linguistique, ni un positionnement politique mais une empreinte culturelle distinctive dans le contexte européen.

L'AFFICHE
Artices les plus lus

La décision de la Société de Musique de La Chaux-de-Fonds de ne pas annuler le concert d’Elisabeth Leonskaja et du Jérusalem Quartet, prévu le 22 mars, a transformé ce qui aurait pu être un simple événement culturel en une victoire de la raison et du professionnalisme. J’en explique les raisons et vous propose une interview exclusive de la grande pianiste.

Pour la première fois de toute ma carrière journalistique, je veux vous parler d’un concert auquel je n’ai aucune intention d’assister. Et la raison n’en est évidemment ni les compositeurs de génie dont les œuvres figurent au programme, ni même les interprètes. La raison tient à « l’emballage », qui m’a profondément choquée.

Le plus grand musée d’art du pays a décidé de devenir un leader dans la préservation de la mémoire du plus grand artiste suisse et de l’un des sculpteurs les plus importants du modernisme à l’échelle mondiale, dont le double jubilé est célébré cette année : 125 ans depuis sa naissance et 60 ans depuis sa mort.