L’accent russe | Le blog de Nadia Sikorsky

Qui répondra pour « Chosta » ?

Pour la première fois de toute ma carrière journalistique, je veux vous parler d’un concert auquel je n’ai aucune intention d’assister. Et la raison n’en est évidemment ni les compositeurs de génie dont les œuvres figurent au programme, ni même les interprètes. La raison tient à « l’emballage », qui m’a profondément choquée.

Qui est ce « Mr Nobody » qui est contre Poutine ?

Je vous propose quelques réflexions sur un film documentaire «Mr Nobody Against Putin» d’un ancien vidéaste scolaire d’une ville russe de province, qui a suscité de vifs débats dans le milieu professionnel et sur les réseaux sociaux.

Kunsthaus Zürich deviendra le centre consacré à Alberto Giacometti

Le plus grand musée d’art du pays a décidé de devenir un leader dans la préservation de la mémoire du plus grand artiste suisse et de l’un des sculpteurs les plus importants du modernisme à l’échelle mondiale, dont le double jubilé est célébré cette année : 125 ans depuis sa naissance et 60 ans depuis sa mort.

La musique a-t-elle une nationalité ?

La décision de la Société de Musique de La Chaux-de-Fonds de ne pas annuler le concert d’Elisabeth Leonskaja et du Jérusalem Quartet, prévu le 22 mars, a transformé ce qui aurait pu être un simple événement culturel en une victoire de la raison et du professionnalisme. J’en explique les raisons et vous propose une interview exclusive de la grande pianiste.

Vasyl Stus redécouvert par Georges Nivat : l’histoire d’un palimpseste

Aujourd’hui, les librairies de Suisse, de France, de Belgique et du Canada recevront le livre « Vasyl Stus. Palimpsestes. Poésie et lettre du Goulag », consacré au poète ukrainien dont les vers ont été traduits pour la première fois en français par le célèbre slaviste. Les amateurs de poésie doivent cet événement littéraire à la maison d’édition lausannoise Éditions Noir sur Blanc.

Double concerto n° 2

Je précise d’emblée qu’il ne s’agit pas d’une œuvre musicale précise, mais d’un ensemble formé il y a un peu plus d’un an et qui, après un début réussi à Zurich, se prépare à démontrer son art à Genève.

Les décorations impériales russes du dernier roi d’Italie

Conservées jusqu’à présent au sein de la famille, les reliques personnelles du dernier roi d’Italie seront présentées pour la première fois au public à Genève : en mars, la maison de ventes Piguet mettra aux enchères un ensemble unique d’ordres de chevalerie et de décorations ayant appartenu à Humbert II (1904–1983). Elles seront exposées dans les salons de la Maison du 12 au 15 mars, avant d’être proposées aux collectionneurs durant la semaine de ventes débutant le 16 mars.

Un billet pour Kissin

Le 15 mars, l’un des plus grands pianistes de notre époque, Evgeny Kissin, donnera un récital à Zurich dans le cadre de la série Les Grands Interprètes, présentée par l’agence Cæcilia. Le programme peut être défini comme une évolution romantique du « moi » pianistique.

« La poésie russe n’a pas perdu sa force de parole »

Ces mots, tirés de la préface du recueil poétique "How are we meant to survive this", publié par Freedom Letters en russe et en anglais, résument, à mon sens, l’essence du travail collectif des vingt-six auteurs qui y sont représentés et de leurs dix-huit traducteurs. Je le dis d’emblée : ce recueil compte parmi mes impressions littéraires les plus fortes de ces dernières années.

Qui répondra pour « Chosta » ?

Pour la première fois de toute ma carrière journalistique, je veux vous parler d’un concert auquel je n’ai aucune intention d’assister. Et la raison n’en est évidemment ni les compositeurs de génie dont les œuvres figurent au programme, ni même les interprètes. La raison tient à « l’emballage », qui m’a profondément choquée.

Qui est ce « Mr Nobody » qui est contre Poutine ?

Je vous propose quelques réflexions sur un film documentaire «Mr Nobody Against Putin» d’un ancien vidéaste scolaire d’une ville russe de province, qui a suscité de vifs débats dans le milieu professionnel et sur les réseaux sociaux.

Kunsthaus Zürich deviendra le centre consacré à Alberto Giacometti

Le plus grand musée d’art du pays a décidé de devenir un leader dans la préservation de la mémoire du plus grand artiste suisse et de l’un des sculpteurs les plus importants du modernisme à l’échelle mondiale, dont le double jubilé est célébré cette année : 125 ans depuis sa naissance et 60 ans depuis sa mort.

La musique a-t-elle une nationalité ?

La décision de la Société de Musique de La Chaux-de-Fonds de ne pas annuler le concert d’Elisabeth Leonskaja et du Jérusalem Quartet, prévu le 22 mars, a transformé ce qui aurait pu être un simple événement culturel en une victoire de la raison et du professionnalisme. J’en explique les raisons et vous propose une interview exclusive de la grande pianiste.

Vasyl Stus redécouvert par Georges Nivat : l’histoire d’un palimpseste

Aujourd’hui, les librairies de Suisse, de France, de Belgique et du Canada recevront le livre « Vasyl Stus. Palimpsestes. Poésie et lettre du Goulag », consacré au poète ukrainien dont les vers ont été traduits pour la première fois en français par le célèbre slaviste. Les amateurs de poésie doivent cet événement littéraire à la maison d’édition lausannoise Éditions Noir sur Blanc.

Double concerto n° 2

Je précise d’emblée qu’il ne s’agit pas d’une œuvre musicale précise, mais d’un ensemble formé il y a un peu plus d’un an et qui, après un début réussi à Zurich, se prépare à démontrer son art à Genève.

Les décorations impériales russes du dernier roi d’Italie

Conservées jusqu’à présent au sein de la famille, les reliques personnelles du dernier roi d’Italie seront présentées pour la première fois au public à Genève : en mars, la maison de ventes Piguet mettra aux enchères un ensemble unique d’ordres de chevalerie et de décorations ayant appartenu à Humbert II (1904–1983). Elles seront exposées dans les salons de la Maison du 12 au 15 mars, avant d’être proposées aux collectionneurs durant la semaine de ventes débutant le 16 mars.

Un billet pour Kissin

Le 15 mars, l’un des plus grands pianistes de notre époque, Evgeny Kissin, donnera un récital à Zurich dans le cadre de la série Les Grands Interprètes, présentée par l’agence Cæcilia. Le programme peut être défini comme une évolution romantique du « moi » pianistique.

« La poésie russe n’a pas perdu sa force de parole »

Ces mots, tirés de la préface du recueil poétique "How are we meant to survive this", publié par Freedom Letters en russe et en anglais, résument, à mon sens, l’essence du travail collectif des vingt-six auteurs qui y sont représentés et de leurs dix-huit traducteurs. Je le dis d’emblée : ce recueil compte parmi mes impressions littéraires les plus fortes de ces dernières années.

À qui appartient la culture russe ?

Voilà déjà quatre ans que cette question, si importante pour moi, ne quitte ni les conversations privées, ni la presse internationale, ni la vie tout court. Permettez-moi de revenir au jour où je me la suis posée pour la première fois.

« Le Mozart géorgien » se produira à Genève

Le 6 mars l’agence de concerts Cæcilia invite au récital du pianiste Tsotne Zedginidze, né en 2009. Au programme figurent des œuvres de Beethoven, Schumann, Brahms et… les siennes.

Fiennes fasciné et un café avec Lenski

L’acteur britannique Ralph Fiennes n’a pas renié ses propres propos en affirmant ne pas vouloir s’éloigner de l’intrigue originale lorsqu’il s’est attaqué à Eugène Onéguine de Piotr Ilitch Tchaïkovski pour sa première mise en scène d’opéra sur la scène du Palais Garnier. Cette expérience a suscité des réactions diverses, et j’ai voulu comparer mes impressions à celles de l’interprète de Lenski, le ténor Bogdan Volkov, qui m’a profondément impressionnée.

Vadim Repin : « Le métier avant tout »

La participation du violoniste russe au festival Les Sommets musicaux a conféré à cet événement, d’ordinaire étranger à toute polémique, une discrète aura de scandale. Les médias de plusieurs pays ne semblaient s’intéresser à rien d’autre, ce que l’on peut regretter. Le public du festival, lui, venait pour la musique, et il n’a pas été déçu.

Arabesques de guerre

Aujourd’hui, un recueil de l’écrivain ukrainien Serhiy Jadan paraît dans les librairies de Suisse, de France, de Belgique et du Canada. Publié par la maison lausannoise Éditions Noir sur Blanc dans la traduction d’Iryna Dmytrychyn, il porte le titre Personne ne demandera rien. Nouvelles de Kharkiv.

Magicien ou mage : quand le mot enjolive le pouvoir

La sortie sur les écrans suisses du film du réalisateur français Olivier Assayas, Le Mage du Kremlin, adapté du roman éponyme de Giuliano da Empoli, a, sans surprise, déclenché une avalanche d’émotions et de commentaires. J’en dirai moi aussi quelques mots.

Des esprits à Art Genève

Aujourd’hui, au centre d’exposition genevois Palexpo, s’ouvre la traditionnelle foire d’art contemporain que je suis depuis sa création en 2012. Cette année toutefois, un stand en particulier retient mon attention : pour la première fois, le Musée Barbier-Mueller participe au projet.

Un musée de la survie

Par décision de l’ONU, le 27 janvier, date de la libération du camp de concentration d’Auschwitz par les troupes soviétiques en 1945, est consacré à la Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de la Shoah. À cette occasion, j’aimerais vous parler du Musée juif de Suisse, à Bâle, que j’ai visité la semaine dernière.

« Affaires de famille »

C’est ainsi que l’on peut traduire le thème du prochain Festival international de musique Yehudi Menuhin de Gstaad, qui se tiendra du 16 juillet au 5 septembre 2026 : Family Matters.

Jonathan Nott et les « enfants »

Le contrat du chef d’orchestre britannique en tant que directeur musical de l’Orchestre de la Suisse romande est arrivé à son terme à la fin de l’année dernière. Mais le voilà déjà de retour à Genève, cette fois comme chef invité, afin de réunir l’OSR et l’Orchestre de la Haute École de musique de Genève.

Découvertes lucernoises

En deux jours passés au festival « Le Piano symphonique », j’ai accumulé autant d’impressions que durant toute une saison. Je les partage avec vous.

Un royaume des ténèbres sans rayon de lumière

Aujourd’hui, les librairies de Suisse, de France, de Belgique et du Canada mettent en vente le roman de Saсha Filipenko Retour à Ostrog, publié par la maison lausannoise Éditions Noir sur Blanc dans la traduction française de Marina Skalova.

Fascination pour le violon

Du 30 janvier au 7 février, sur la célèbre station alpine suisse de Gstaad, se tiendra pour la 26ᵉ fois le festival international Sommets Musicaux, où chacun trouvera de quoi réjouir son oreille.

«Deux procureurs»

Tel est le titre du film du réalisateur ukrainien Sergueï Loznitsa, présenté dans le cadre du festival genevois Black Movie.

Sur les flots du lac de Lucerne

Du 12 au 18 janvier 2026 se tiendra, dans la ville au bord du lac des Quatre-Cantons, le festival international de musique « Le Piano symphonique », dont l’inspiratrice, ou « pianiste associée », n’est autre que Martha Argerich.

« L’Ange de la mort » sur les écrans suisses

Le film de Kirill Serebrennikov, "La Disparition de Josef Mengele", présenté en avant-première au Festival de Cannes au mois de mai de cette année et consacré au criminel nazi qui parvint à échapper à la justice, arrive désormais sur les écrans du pays.

La force du destin, ou La guerre dans un pays neutre

Après trois ans d'absence, la soprano russe de renommée mondiale Anna Netrebko est de retour à l'Opernhaus Zürich. Elle y interprète la Donna Leonora de La forza del destino, chef-d'œuvre de Giuseppe Verdi commandité par le tsar Alexandre II et présenté pour la première fois au public à Saint-Pétersbourg. La première zurichoise a eu lieu le 2 novembre, malgré une demande d’annulation émanant de l'ambassade d'Ukraine en Suisse.

« Félix dans tous ses états »

Ainsi, pour contourner le « Vallotton Forever », anglicisme que les commissaires de l’actuelle exposition qui se tient au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne ont accolé à l’un des artistes suisses les plus célèbres, pourrait-on – paraphrasant « Harry dans tous ses états », vieux film de Woody Allen –, qualifier cette rétrospective consacrée à Félix Vallotton.

A propos de l’auteur

Nadia Sikorsky

Nadia Sikorsky a grandi à Moscou où elle a obtenu un master de journalisme et un doctorat en histoire à l’Université d’État de Moscou. Après 13 ans passés au sein de l’Unesco, à Paris puis à Genève, et avoir exercé les fonctions de directrice de la communication à la Croix-Verte internationale fondée par Mikhaïl Gorbatchev, elle développe NashaGazeta.ch, premier quotidien russophone en ligne, lancé en 2007.

En 2022, elle s’est trouvée parmi celles et ceux qui, selon la rédaction du Temps, ont « sensiblement contribué au succès de la Suisse romande », figurant donc parmi les faiseurs d’opinion et leaders économiques, politiques, scientifiques et culturels : le Forum des 100.

Après 18 ans en charge de NashaGazeta.ch, Nadia Sikorsky a décidé de revenir à ses sources et de se concentrer sur ce qui la passionne vraiment : la culture dans toute sa diversité. Cette décision a pris la forme de ce blog culturel trilingue (russe, anglais, français) né au cœur de l’Europe – en Suisse, donc, son pays d’adoption, le pays qui se distingue par son multiculturalisme et son multilinguisme.

Nadia Sikorsky ne se présente pas comme une "voix russe", mais comme une voix d’Européenne d'origine russe (plus de 35 ans en Europe, passés 25 ans en Suisse) au bénéfice de plus de 30 ans d’expérience professionnelle dans le monde culturel – ceci au niveau international. Elle se positionne comme médiatrice culturelle entre les traditions russes et européennes ; le titre de sa chronique, "L'accent russe", capture cette essence – l’accent n’étant pas une barrière linguistique, ni un positionnement politique mais une empreinte culturelle distinctive dans le contexte européen.

L'AFFICHE
Artices les plus lus

La décision de la Société de Musique de La Chaux-de-Fonds de ne pas annuler le concert d’Elisabeth Leonskaja et du Jérusalem Quartet, prévu le 22 mars, a transformé ce qui aurait pu être un simple événement culturel en une victoire de la raison et du professionnalisme. J’en explique les raisons et vous propose une interview exclusive de la grande pianiste.

Pour la première fois de toute ma carrière journalistique, je veux vous parler d’un concert auquel je n’ai aucune intention d’assister. Et la raison n’en est évidemment ni les compositeurs de génie dont les œuvres figurent au programme, ni même les interprètes. La raison tient à « l’emballage », qui m’a profondément choquée.

Le plus grand musée d’art du pays a décidé de devenir un leader dans la préservation de la mémoire du plus grand artiste suisse et de l’un des sculpteurs les plus importants du modernisme à l’échelle mondiale, dont le double jubilé est célébré cette année : 125 ans depuis sa naissance et 60 ans depuis sa mort.