RAYON LIVRES

La Russie dans l’Europe. Textes réunis par François Jacob, Eds. La ligne d'ombre, Genève, 2010

Mémoires et Documents sur Voltaire.
La question que se posaient Voltaire et Catherine II est toujours d’actualité : qu’est-ce qu’un Russie ? Quelle représentation les Européens s’en font-ils, au dix-huitième siècle et aujourd’hui ? Pourquoi, sur un plan politique, la Russie ne peut-elle intégrer l’Europe ? Pourquoi cette réticence à la faire participer au « concert des nations » qui se dessine, à partir de l’époque des Lumières, dans toute cette partie de monde ? Et comment n’est-on arrivé à se faire de ce vaste empire, en plus de trois cents ans d’histoire commune, qu’une image vaguement nébuleuse ? Telles sont des questions posées ici, à l’occasion de l’exposition programmée du 16 avril au 9 octobre à Genève, par quelques-uns des spécialistes de la période.

A propos de l’auteur

Nadia Sikorsky

Nadia Sikorsky a grandi à Moscou où elle a obtenu un master de journalisme et un doctorat en histoire à l’Université d’État de Moscou. Après 13 ans passés au sein de l’Unesco, à Paris puis à Genève, et avoir exercé les fonctions de directrice de la communication à la Croix-Verte internationale fondée par Mikhaïl Gorbatchev, elle développe NashaGazeta.ch, premier quotidien russophone en ligne, lancé en 2007.

En 2022, elle s’est trouvée parmi celles et ceux qui, selon la rédaction du Temps, ont « sensiblement contribué au succès de la Suisse romande », figurant donc parmi les faiseurs d’opinion et leaders économiques, politiques, scientifiques et culturels : le Forum des 100.

Après 18 ans en charge de NashaGazeta.ch, Nadia Sikorsky a décidé de revenir à ses sources et de se concentrer sur ce qui la passionne vraiment : la culture dans toute sa diversité. Cette décision a pris la forme de ce blog culturel trilingue (russe, anglais, français) né au cœur de l’Europe – en Suisse, donc, son pays d’adoption, le pays qui se distingue par son multiculturalisme et son multilinguisme.

Nadia Sikorsky ne se présente pas comme une "voix russe", mais comme une voix d’Européenne d'origine russe (plus de 35 ans en Europe, passés 25 ans en Suisse) au bénéfice de plus de 30 ans d’expérience professionnelle dans le monde culturel – ceci au niveau international. Elle se positionne comme médiatrice culturelle entre les traditions russes et européennes ; le titre de sa chronique, "L'accent russe", capture cette essence – l’accent n’étant pas une barrière linguistique, ni un positionnement politique mais une empreinte culturelle distinctive dans le contexte européen.

L'AFFICHE
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