RAYON LIVRES

Sacha Filipenko : Retour à Ostrog. Éditions Noir sur Blanc, Lausanne

Traduit du russe (Biélorussie) par Marina Skalova
Mise en vente : 15 janvier 2026
240 pages • 22,50 Euros • 27 CHF

La ville provinciale d’Ostrog, au nord de la Russie, est secouée par une vague de suicides d’adolescents. Le commissaire Alexandre Kozlov est envoyé en mission depuis Moscou pour mener l’enquête. En pleine déprime, car sa femme vient de le quitter, Kozlov cherche à découvrir la vérité, même si elle risque de ne pas lui plaire… Le voyage en Grèce des jeunes gens serait-il lié à cette tragédie ? Kozlov s’oppose à la théorie de la police, qui tente de mettre la faute sur Petia, un original amoureux de la nature. Dix ans plus tôt, Kozlov était déjà venu à Ostrog et avait fait jeter le maire en prison.

Dans ce thriller philosophique, basé sur une histoire vraie, Filipenko brosse avec humour noir un tableau terrible de la province russe, marquée par la corruption et le désespoir. Gare à celui qui ose entrouvrir la porte de la prison, ne serait-ce qu’un instant…

Sacha Filipenko, né à Minsk en 1984, est un écrivain biélorusse d’expression russe. Après une formation en musique classique, il étudie la littérature à Saint-Pétersbourg. Il travaille comme journaliste et scénariste, notamment pour des émissions satiriques de la chaîne de télévision indépendante Dojd’. Il a publié quatre romans en français : Croix rouges, La Traque (Syrtes, 2018 et 2020), Un fils perdu et Kremulator (Noir sur Blanc, 2022 et 2024). Dans ses ouvrages, la fiction interroge la violence des régimes soviétique et postsoviétique, les rouages de la terreur et leurs conséquences sur les êtres qui y sont confrontés. Opposant à Loukachenko et à Poutine, Sacha Filipenko vit aujourd’hui en Suisse.

A propos de l’auteur

Nadia Sikorsky

Nadia Sikorsky a grandi à Moscou où elle a obtenu un master de journalisme et un doctorat en histoire à l’Université d’État de Moscou. Après 13 ans passés au sein de l’Unesco, à Paris puis à Genève, et avoir exercé les fonctions de directrice de la communication à la Croix-Verte internationale fondée par Mikhaïl Gorbatchev, elle développe NashaGazeta.ch, premier quotidien russophone en ligne, lancé en 2007.

En 2022, elle s’est trouvée parmi celles et ceux qui, selon la rédaction du Temps, ont « sensiblement contribué au succès de la Suisse romande », figurant donc parmi les faiseurs d’opinion et leaders économiques, politiques, scientifiques et culturels : le Forum des 100.

Après 18 ans en charge de NashaGazeta.ch, Nadia Sikorsky a décidé de revenir à ses sources et de se concentrer sur ce qui la passionne vraiment : la culture dans toute sa diversité. Cette décision a pris la forme de ce blog culturel trilingue (russe, anglais, français) né au cœur de l’Europe – en Suisse, donc, son pays d’adoption, le pays qui se distingue par son multiculturalisme et son multilinguisme.

Nadia Sikorsky ne se présente pas comme une "voix russe", mais comme une voix d’Européenne d'origine russe (plus de 35 ans en Europe, passés 25 ans en Suisse) au bénéfice de plus de 30 ans d’expérience professionnelle dans le monde culturel – ceci au niveau international. Elle se positionne comme médiatrice culturelle entre les traditions russes et européennes ; le titre de sa chronique, "L'accent russe", capture cette essence – l’accent n’étant pas une barrière linguistique, ni un positionnement politique mais une empreinte culturelle distinctive dans le contexte européen.

L'AFFICHE
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