RAYON LIVRES

Lyane Guillaume : La Tour Ivanov, Éditions JCLattès, 2000

L'Age d'argent russe vu par une écrivaine française.

Bouleversé par la lecture du journal intime d'une certaine Nastia, née à Saint-Pétersbourg à la fin du xixe siècle, Luc Verdon décide de partir pour la « Venise du Nord », sur les traces de cette femme fascinante disparue mystérieusement. Là-bas, avec l'aide de Léonora, une jeune interprète russe, il va tâcher de reconstituer le puzzle de cette existence mouvementée et tragique.

A travers le roman croisé de Luc et Nastia, c'est toute l'histoire de la Russie du xxe siècle que l'auteur nous invite à revisiter : des derniers feux du régimetsariste à la Pétersbourg d'aujourd'hui, en passant par l'extraordinaire efflorescence artistique et littéraire de l'« Age d'argent », les expérimentations futuristes des années 20, l'émigration massive des Russes blancs à Paris et - épisode méconnu de l'histoire soviétique - le retour effroyable de certains d'entre eux en URSS, aux heures les plus sombres du stalinisme.

Fresque vibrante de bruit et de fureur où l'on croise Raspoutine, Diaghilev, Chagall, Maïakovski, Elsa Triolet, Coco Chanel et tant d'autres... La Tour Ivanov est aussi un roman d'amour et d'initiation, imprégné de la mélancolie, de la poésie et de la folie slave.

A propos de l’auteur

Nadia Sikorsky

Nadia Sikorsky a grandi à Moscou où elle a obtenu un master de journalisme et un doctorat en histoire à l’Université d’État de Moscou. Après 13 ans passés au sein de l’Unesco, à Paris puis à Genève, et avoir exercé les fonctions de directrice de la communication à la Croix-Verte internationale fondée par Mikhaïl Gorbatchev, elle développe NashaGazeta.ch, premier quotidien russophone en ligne, lancé en 2007.

En 2022, elle s’est trouvée parmi celles et ceux qui, selon la rédaction du Temps, ont « sensiblement contribué au succès de la Suisse romande », figurant donc parmi les faiseurs d’opinion et leaders économiques, politiques, scientifiques et culturels : le Forum des 100.

Après 18 ans en charge de NashaGazeta.ch, Nadia Sikorsky a décidé de revenir à ses sources et de se concentrer sur ce qui la passionne vraiment : la culture dans toute sa diversité. Cette décision a pris la forme de ce blog culturel trilingue (russe, anglais, français) né au cœur de l’Europe – en Suisse, donc, son pays d’adoption, le pays qui se distingue par son multiculturalisme et son multilinguisme.

Nadia Sikorsky ne se présente pas comme une "voix russe", mais comme une voix d’Européenne d'origine russe (plus de 35 ans en Europe, passés 25 ans en Suisse) au bénéfice de plus de 30 ans d’expérience professionnelle dans le monde culturel – ceci au niveau international. Elle se positionne comme médiatrice culturelle entre les traditions russes et européennes ; le titre de sa chronique, "L'accent russe", capture cette essence – l’accent n’étant pas une barrière linguistique, ni un positionnement politique mais une empreinte culturelle distinctive dans le contexte européen.

L'AFFICHE
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Pour la première fois de toute ma carrière journalistique, je veux vous parler d’un concert auquel je n’ai aucune intention d’assister. Et la raison n’en est évidemment ni les compositeurs de génie dont les œuvres figurent au programme, ni même les interprètes. La raison tient à « l’emballage », qui m’a profondément choquée.

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