L’accent russe | Le blog de Nadia Sikorsky

"Voyage au Karabakh"

Parmi les nombreux ouvrages présentés au Salon du livre de Genève qui s'ouvre aujourd'hui, j’attire votre attention sur le roman d'Aka Mortchiladze qui vient de paraître aux Éditions Noir sur Blanc, à Lausanne, et dont la traduction française est assumée par Alexandre Bainbridge et Khatouna Kapanadze.

Le Congrès de Paris et la cage de Pasternak
Le vernissage d’une très intéressante exposition photographique aura lieu ce soir même à la Galerie Sonia Zannettacci, à Genève, à l'occasion du 90e anniversaire du premier Congrès international des écrivains pour la défense de la culture – un événement d’une portée considérable qui prit place à Paris entre le 21 et le 25 juin 1935.
Pourquoi la guerre ?
Aujourd'hui, à l'occasion du troisième anniversaire du début de la guerre en Ukraine, je vous invite à prêter attention aux opinions de deux personnalités exceptionnelles, Albert Einstein et Sigmund Freud, à propos des racines de ce phénomène qu’est la guerre. Racines qui ne peuvent être déracinées.
Un an sans Navalny
Le 16 février, cela fera un an qu'Alexeï Navalny succombait au sein d’une colonie pénitentiaire à régime spécial, dans le Grand Nord russe. La veille de ce triste anniversaire j’aimerai vous parler de son livre intitulé en français Patriote – mémoires.
Notre guerre quotidienne

Notre guerre quotidienne, c’est le titre du nouveau livre de l'écrivain ukrainien Andreï Kourkov que publient en français les Éditions Noir sur Blanc implantées à Lausanne ; un volume qui, pour l’essentiel, constitue la suite de son journal de guerre publié par les mêmes éditions en mars 2023.

Les Lazares ressuscités de Polina Barskova
Aujourd’hui, les librairies de Suisse et de France mettent en place le recueil de textes de Polina Barskova intitulé Tableaux vivants – ce dans une traduction française publiée à l’enseigne de la maison d'édition lausannoise Noir sur Blanc.  
Le deuil de Fédora, version genevoise
Le texte du conte en vers de Korneï Tchoukovski, mémorisé depuis l'enfance, n'a cessé de me revenir à l'esprit pendant que j’écoutais l'opéra Fedora d'Umberto Giordano au Grand Théâtre de Genève. Là aussi, il y a la fuite, la persécution, l’irresponsabilité de l’héroïne principale et de son repentir. Mais sans le final dramatique.
Le Panopticum russe, éternel
La maison d'édition genevoise La Baconnière présente la première traduction française d'une nouvelle d'Andreï Sobol écrite il y a presque pile cent ans et susceptible de devenir une découverte… y compris pour des lecteurs russophones avisés.

A propos de l’auteur

Nadia Sikorsky

Nadia Sikorsky a grandi à Moscou où elle a obtenu un master de journalisme et un doctorat en histoire à l’Université d’État de Moscou. Après 13 ans passés au sein de l’Unesco, à Paris puis à Genève, et avoir exercé les fonctions de directrice de la communication à la Croix-Verte internationale fondée par Mikhaïl Gorbatchev, elle développe NashaGazeta.ch, premier quotidien russophone en ligne, lancé en 2007.

En 2022, elle s’est trouvée parmi celles et ceux qui, selon la rédaction du Temps, ont « sensiblement contribué au succès de la Suisse romande », figurant donc parmi les faiseurs d’opinion et leaders économiques, politiques, scientifiques et culturels : le Forum des 100.

Après 18 ans en charge de NashaGazeta.ch, Nadia Sikorsky a décidé de revenir à ses sources et de se concentrer sur ce qui la passionne vraiment : la culture dans toute sa diversité. Cette décision a pris la forme de ce blog culturel trilingue (russe, anglais, français) né au cœur de l’Europe – en Suisse, donc, son pays d’adoption, le pays qui se distingue par son multiculturalisme et son multilinguisme.

Nadia Sikorsky ne se présente pas comme une "voix russe", mais comme une voix d’Européenne d'origine russe (plus de 35 ans en Europe, passés 25 ans en Suisse) au bénéfice de plus de 30 ans d’expérience professionnelle dans le monde culturel – ceci au niveau international. Elle se positionne comme médiatrice culturelle entre les traditions russes et européennes ; le titre de sa chronique, "L'accent russe", capture cette essence – l’accent n’étant pas une barrière linguistique, ni un positionnement politique mais une empreinte culturelle distinctive dans le contexte européen.

L'AFFICHE
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La décision de la Société de Musique de La Chaux-de-Fonds de ne pas annuler le concert d’Elisabeth Leonskaja et du Jérusalem Quartet, prévu le 22 mars, a transformé ce qui aurait pu être un simple événement culturel en une victoire de la raison et du professionnalisme. J’en explique les raisons et vous propose une interview exclusive de la grande pianiste.

Pour la première fois de toute ma carrière journalistique, je veux vous parler d’un concert auquel je n’ai aucune intention d’assister. Et la raison n’en est évidemment ni les compositeurs de génie dont les œuvres figurent au programme, ni même les interprètes. La raison tient à « l’emballage », qui m’a profondément choquée.

Le plus grand musée d’art du pays a décidé de devenir un leader dans la préservation de la mémoire du plus grand artiste suisse et de l’un des sculpteurs les plus importants du modernisme à l’échelle mondiale, dont le double jubilé est célébré cette année : 125 ans depuis sa naissance et 60 ans depuis sa mort.