RAYON LIVRES

Roman Sentchin : «Les Eltychev», Editions Noir sur Blanc, 2013

Traduit du russe par Maud Mabillard.

 « Si la vue de la terre noire et nue, des arbres pareils à des squelettes, n’avait rien de réjouissant, ils se sentirent encore plus mal à l’arrivée de la neige. »


Les Eltychev, roman de la province russe, raconte la déchéance et la chute d’une famille ordinaire. Il est vrai qu’ils ne tombent pas de très haut… Le père, Nikolaï, est policier dans le chef-lieu de la province ; sa femme, Valentina, a péniblement réussi à s’extraire de son hameau perdu. Un de leurs fils est en prison, l’autre n’est qu’un bon à rien. À la suite d’une bavure, Nikolaï est radié de la police et doit rendre son appartement de fonction. La famille décide de partir s’installer dans le village où a grandi Valentina, à cinquante kilomètres de la ville. Dans une atmosphère minée par l’alcool, la pauvreté et l’absence de travail, les Eltychev passent l’hiver comme engourdis. Le printemps leur apportera quelques bribes d’espoir, vite envolées.

Ils en parlent…

•    « Quand le bar est vide, on peut encore presser Les Eltychev de Roman Sentchine : il devrait en sortir de quoi se rincer le gosier. » Michel Audétat. Le Matin dimanche.
•    « La province de la province, l’exil de l’exil – pour le roman dur et drôle de l’un des nouveaux représentants du réalisme russe. » Nils C. Ahl. Le Monde.


Roman Sentchine est né en 1971, dans la République de Touva. En 1993, sa famille doit quitter la ville et s’installe près de Krasnoïarsk, dans une situation très précaire. Considéré comme l’un des représentants du nouveau réalisme russe, traduit pour la première fois en français, Sentchine est l’auteur de plusieurs romans accueillis avec enthousiasme par le public russe, et récompensés par de nombreux prix littéraires.

A propos de l’auteur

Nadia Sikorsky

Nadia Sikorsky est née et a grandi à Moscou. Diplômée de la faculté de journalisme de l’Université d’État de Moscou, elle y a également poursuivi des études doctorales et obtenu un doctorat en histoire. Elle a travaillé pendant 13 ans à l’UNESCO, d’abord à Paris, puis à Genève. Après avoir occupé le poste de directrice de la communication de la Croix-Verte internationale, fondée par Mikhaïl Gorbatchev, elle crée en 2007 NashaGazeta.ch, le premier quotidien russophone en ligne de Suisse.

En 2022, Nadia Sikorsky a rejoint le Forum des 100 du Temps, qui réunit des personnalités ayant, selon la rédaction, « sensiblement contribué au succès de la Suisse romande », issues de la vie publique, économique, politique, scientifique et culturelle.

Après 18 ans à la tête de NashaGazeta.ch, Nadia Sikorsky a décidé de se consacrer à ce qui a toujours occupé une place particulière dans son travail de journaliste : la culture dans toute sa diversité. C’est ainsi qu’est né « L’Accent russe », un blog culturel trilingue en russe, français et anglais, au cœur de l’Europe, en Suisse, devenue sa seconde patrie et dont le multiculturalisme et le multilinguisme ont contribué à façonner le caractère de ce nouveau projet.

Au cœur du projet se trouve le regard d’une Européenne d’origine russe, forte de plus de 35 ans d’expérience professionnelle et d’une connaissance approfondie des deux traditions culturelles. Nadia Sikorsky conçoit son rôle comme celui d’une médiatrice entre ces deux cultures. Le titre du blog, « L’Accent russe », reflète cette idée : l’accent n’est ici ni une barrière linguistique ni un positionnement politique, mais une empreinte culturelle singulière dans le contexte européen.

L'AFFICHE
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Il y a quelques jours, les Éditions Noir sur Blanc, à Lausanne, ont publié le roman que l’écrivaine russe Gouzel Iakhina consacre au célèbre réalisateur soviétique Sergueï Eisenstein. Les lecteurs francophones le découvriront dans la traduction de Maud Mabillard et dans sa version intégrale, avec le neuvième chapitre inédit en Russie.

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