RAYON LIVRES

Valentin Raspoutine: Vis et souviens-toi. Editions Noir sur Blanc, Mise en vente : 5 juin 2025  288 pages • 23,50 Euros • 28,20 CHF

Traduit du russe par Nathalie Dombre

Collection La bibliothèque de Dimitri

Première parution : L’Âge d’Homme, 1990, sous le titre Vis et n’oublie pas

Traduction revue et corrigée

Rares sont les romans qui, comme Vis et souviens-toi, atteignent à l’universel, en racontant une histoire aussi dépouillée de tout artifice.

Nous sommes au début de l’année 1945, dans un hameau de Sibérie, sur les bords de l’Angara. Sans permission de retour, un soldat rôde autour de son village. Il ne peut y entrer : comme enfermé à l’extérieur, observateur impuissant de la vie qui se poursuit et dont il est exclu.

La tragédie implacable du déserteur atteint sa famille. La loi de la guerre anéantit les destinées individuelles. Seul l’amour d’un homme et d’une femme, peut-être…

L’art de Raspoutine laisse filtrer, à travers des événements cruels, ces résidus d’humanité qui font surface au milieu du malheur et témoignent ainsi de la présence de l’âme et du cœur, du souvenir ou des liens du sang, des hommes et des femmes ballottés par le flux et le reflux de l’histoire.

Valentin Raspoutine (1937-2015) est un écrivain russe originaire de Sibérie. Considéré comme l’un des plus importants auteurs de sa génération, il décrit, dans une prose sobre, la lutte des populations paysannes contre la modernisation à tout prix. Son œuvre littéraire est étroitement liée à son activisme sur les questions sociales et environnementales. Au cours des années 1970 et 1980, il prend une part active à la campagne pour la protection du lac Baïkal.

A propos de l’auteur

Nadia Sikorsky

Nadia Sikorsky est née et a grandi à Moscou. Diplômée de la faculté de journalisme de l’Université d’État de Moscou, elle y a également poursuivi des études doctorales et obtenu un doctorat en histoire. Elle a travaillé pendant 13 ans à l’UNESCO, d’abord à Paris, puis à Genève. Après avoir occupé le poste de directrice de la communication de la Croix-Verte internationale, fondée par Mikhaïl Gorbatchev, elle crée en 2007 NashaGazeta.ch, le premier quotidien russophone en ligne de Suisse.

En 2022, Nadia Sikorsky a rejoint le Forum des 100 du Temps, qui réunit des personnalités ayant, selon la rédaction, « sensiblement contribué au succès de la Suisse romande », issues de la vie publique, économique, politique, scientifique et culturelle.

Après 18 ans à la tête de NashaGazeta.ch, Nadia Sikorsky a décidé de se consacrer à ce qui a toujours occupé une place particulière dans son travail de journaliste : la culture dans toute sa diversité. C’est ainsi qu’est né « L’Accent russe », un blog culturel trilingue en russe, français et anglais, au cœur de l’Europe, en Suisse, devenue sa seconde patrie et dont le multiculturalisme et le multilinguisme ont contribué à façonner le caractère de ce nouveau projet.

Au cœur du projet se trouve le regard d’une Européenne d’origine russe, forte de plus de 35 ans d’expérience professionnelle et d’une connaissance approfondie des deux traditions culturelles. Nadia Sikorsky conçoit son rôle comme celui d’une médiatrice entre ces deux cultures. Le titre du blog, « L’Accent russe », reflète cette idée : l’accent n’est ici ni une barrière linguistique ni un positionnement politique, mais une empreinte culturelle singulière dans le contexte européen.

L'AFFICHE
Artices les plus lus

Il y a quelques jours, les Éditions Noir sur Blanc, à Lausanne, ont publié le roman que l’écrivaine russe Gouzel Iakhina consacre au célèbre réalisateur soviétique Sergueï Eisenstein. Les lecteurs francophones le découvriront dans la traduction de Maud Mabillard et dans sa version intégrale, avec le neuvième chapitre inédit en Russie.

En 2025, l’UNESCO a reconnu la valeur universelle du patrimoine de la célèbre voyageuse suisse Ella Maillart (1903–1997) et inscrit ses archives au registre Mémoire du monde. C’est à cet événement qu’est consacrée une exposition au musée lausannois Photo Elysée, où l’« accent russe » est bien présent.

Les Éditions de l’Université européenne de Saint-Pétersbourg viennent de publier un ouvrage du slaviste genevois Jean-Philippe Jaccard et de son collègue russe Andreï Oustinov, aujourd’hui installé à San Francisco : Vzir zaoumi. Daniil Harms et l’avant-garde littéraire russe des années 1920.