RAYON LIVRES

Les Russes Blanc, Ed. Tallandier, 2007

Dans ce livre, Alexandre Jevakhoff propose de redécouvrir l’histoire traumatisante d’une tragédie nationale. Lui-même descendant d’exilés russes, il pose pour autant un regard lucide sur le drame vécu par l’élite russe et confirme d’une belle plume que l’histoire est toute en nuance.

Survivants de la famille impériale, prince Ioussoupov, généraux de l'Armée blanche, Kérenskiï et Nabokov, partisans et adversaires de février 1917 quand le tsar Nicolas II est obligé d'abdiquer, un million et demi d'aristocrates, de socialistes-révolutionnaires et de jeunes lycéens se retrouvent exilés à Constantinople, Prague, Berlin, Paris, jusqu'aux Philippines, au Paraguay et en Afrique de Sud.

Victimes du totalitarisme bolchevique, le premier du XXème siècle, les Russes blanc ont vu leur univers bouleversé, et s'effacer les limites entre la vie et la mort. Chauffeurs de taxi, mineurs, ouvriers d'usine, artistes couturières, ils ont cherché dans leur malheur, parfois avec maladresse, la force d'un message universel et l'espoir de la renaissance.

Alexandre Jevakhoff est né en 1952. Ancien élève d'HEC et de l'ENA, il est inspecteur général des Finances, ancien conseiller du ministres de la Défense et directeur-adjoint du cabinet du ministre de l'Intérieur.

A propos de l’auteur

Nadia Sikorsky

Nadia Sikorsky est née et a grandi à Moscou. Diplômée de la faculté de journalisme de l’Université d’État de Moscou, elle y a également poursuivi des études doctorales et obtenu un doctorat en histoire. Elle a travaillé pendant 13 ans à l’UNESCO, d’abord à Paris, puis à Genève. Après avoir occupé le poste de directrice de la communication de la Croix-Verte internationale, fondée par Mikhaïl Gorbatchev, elle crée en 2007 NashaGazeta.ch, le premier quotidien russophone en ligne de Suisse.

En 2022, Nadia Sikorsky a rejoint le Forum des 100 du Temps, qui réunit des personnalités ayant, selon la rédaction, « sensiblement contribué au succès de la Suisse romande », issues de la vie publique, économique, politique, scientifique et culturelle.

Après 18 ans à la tête de NashaGazeta.ch, Nadia Sikorsky a décidé de se consacrer à ce qui a toujours occupé une place particulière dans son travail de journaliste : la culture dans toute sa diversité. C’est ainsi qu’est né « L’Accent russe », un blog culturel trilingue en russe, français et anglais, au cœur de l’Europe, en Suisse, devenue sa seconde patrie et dont le multiculturalisme et le multilinguisme ont contribué à façonner le caractère de ce nouveau projet.

Au cœur du projet se trouve le regard d’une Européenne d’origine russe, forte de plus de 35 ans d’expérience professionnelle et d’une connaissance approfondie des deux traditions culturelles. Nadia Sikorsky conçoit son rôle comme celui d’une médiatrice entre ces deux cultures. Le titre du blog, « L’Accent russe », reflète cette idée : l’accent n’est ici ni une barrière linguistique ni un positionnement politique, mais une empreinte culturelle singulière dans le contexte européen.

L'AFFICHE
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Il y a quelques jours, les Éditions Noir sur Blanc, à Lausanne, ont publié le roman que l’écrivaine russe Gouzel Iakhina consacre au célèbre réalisateur soviétique Sergueï Eisenstein. Les lecteurs francophones le découvriront dans la traduction de Maud Mabillard et dans sa version intégrale, avec le neuvième chapitre inédit en Russie.

En 2025, l’UNESCO a reconnu la valeur universelle du patrimoine de la célèbre voyageuse suisse Ella Maillart (1903–1997) et inscrit ses archives au registre Mémoire du monde. C’est à cet événement qu’est consacrée une exposition au musée lausannois Photo Elysée, où l’« accent russe » est bien présent.

Les Éditions de l’Université européenne de Saint-Pétersbourg viennent de publier un ouvrage du slaviste genevois Jean-Philippe Jaccard et de son collègue russe Andreï Oustinov, aujourd’hui installé à San Francisco : Vzir zaoumi. Daniil Harms et l’avant-garde littéraire russe des années 1920.