RAYON LIVRES

Yves Debraine : De Cocteau à Simenon. Portraits d’écrivains. Éditions Noir sur Blanc, Lausanne

125 photos en noir et blanc. 208 pages • 29 Euros • 34,80 CHF

Photographe franco-suisse, dont nous fêtons cette année le centenaire de la naissance, Yves Debraine a collaboré aux plus grands titres de la presse suisse et internationale. Signe de son goût pour la littérature, ses archives contiennent de nombreux portraits d’écrivains de toutes nationalités. Photographe personnel de Charlie Chaplin, Yves Debraine a aussi été celui de Georges Simenon. Cette relation privilégiée lui a permis de documenter une rencontre unique entre le père de Maigret et celui de James Bond, Ian Fleming. Quant à lui, Jean Giono admirait le talent du photographe au point de lui consacrer plusieurs pages dans les Notes sur l’affaire Dominici.

Jean Cocteau, Vladimir Nabokov, Albert Cohen, John Le Carré, Friedrich Dürrenmatt, Ella Maillart ou Jacques Chessex appréciaient poser pour Yves Debraine qui, selon les mots de Simenon, « opérait sans douleur ». Les images en noir et blanc, prises entre 1950 et 1990, dévoilent un photographe attentif à l’acte d’écrire, à la chorégraphie des mains et des mots, à la dynamique des corps dans leurs lieux de création.

 D’origine française, installé en Suisse dès 1948, Yves Debraine (1925-2011) s’est vite imposé comme un talentueux reporter-photographe. Il a collaboré pendant des décennies à la presse magazine suisse et internationale, dont les publications du groupe Time-Life aux États-Unis. Il a créé plusieurs agences et titres de presse. Il a été le photographe attitré de Charlie Chaplin, ainsi que de l’écrivain Georges Simenon et de la famille de savants-aventuriers Piccard.

Journaliste et commissaire d’expositions, Luc Debraine gère les vastes archives photographique de son père. Il a travaillé en Suisse romande pour Le Nouveau Quotidien et Le Temps, ainsi que pour le magazine L’Hebdo.

A propos de l’auteur

Nadia Sikorsky

Nadia Sikorsky est née et a grandi à Moscou. Diplômée de la faculté de journalisme de l’Université d’État de Moscou, elle y a également poursuivi des études doctorales et obtenu un doctorat en histoire. Elle a travaillé pendant 13 ans à l’UNESCO, d’abord à Paris, puis à Genève. Après avoir occupé le poste de directrice de la communication de la Croix-Verte internationale, fondée par Mikhaïl Gorbatchev, elle crée en 2007 NashaGazeta.ch, le premier quotidien russophone en ligne de Suisse.

En 2022, Nadia Sikorsky a rejoint le Forum des 100 du Temps, qui réunit des personnalités ayant, selon la rédaction, « sensiblement contribué au succès de la Suisse romande », issues de la vie publique, économique, politique, scientifique et culturelle.

Après 18 ans à la tête de NashaGazeta.ch, Nadia Sikorsky a décidé de se consacrer à ce qui a toujours occupé une place particulière dans son travail de journaliste : la culture dans toute sa diversité. C’est ainsi qu’est né « L’Accent russe », un blog culturel trilingue en russe, français et anglais, au cœur de l’Europe, en Suisse, devenue sa seconde patrie et dont le multiculturalisme et le multilinguisme ont contribué à façonner le caractère de ce nouveau projet.

Au cœur du projet se trouve le regard d’une Européenne d’origine russe, forte de plus de 35 ans d’expérience professionnelle et d’une connaissance approfondie des deux traditions culturelles. Nadia Sikorsky conçoit son rôle comme celui d’une médiatrice entre ces deux cultures. Le titre du blog, « L’Accent russe », reflète cette idée : l’accent n’est ici ni une barrière linguistique ni un positionnement politique, mais une empreinte culturelle singulière dans le contexte européen.

L'AFFICHE
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Il y a quelques jours, les Éditions Noir sur Blanc, à Lausanne, ont publié le roman que l’écrivaine russe Gouzel Iakhina consacre au célèbre réalisateur soviétique Sergueï Eisenstein. Les lecteurs francophones le découvriront dans la traduction de Maud Mabillard et dans sa version intégrale, avec le neuvième chapitre inédit en Russie.

En 2025, l’UNESCO a reconnu la valeur universelle du patrimoine de la célèbre voyageuse suisse Ella Maillart (1903–1997) et inscrit ses archives au registre Mémoire du monde. C’est à cet événement qu’est consacrée une exposition au musée lausannois Photo Elysée, où l’« accent russe » est bien présent.

Les Éditions de l’Université européenne de Saint-Pétersbourg viennent de publier un ouvrage du slaviste genevois Jean-Philippe Jaccard et de son collègue russe Andreï Oustinov, aujourd’hui installé à San Francisco : Vzir zaoumi. Daniil Harms et l’avant-garde littéraire russe des années 1920.