RAYON LIVRES

Nikolaï Kononov : La Révolte. Editions Noir sur Blanc. 400 pages • 24,50 Euros • 34 CHF

Traduit du russe par Maud Mabillard

La Révolte est un récit mené à la première personne : celui d’un jeune homme, topographe de formation, qui n’aspirait qu’à vivre libre, en harmonie avec la vaste nature russe, et à se consacrer à sa passion pour les cartes de géographie. Mais comme de nombreux autres, cet homme est rattrapé par la guerre mondiale, puis par les répressions staliniennes. Engagé dans l’armée de Vlassov, emprisonné dans un camp de concentration nazi, puis réfugié dans la Belgique d’après-guerre, Sergueï Soloviev décide de rentrer en URSS pour retrouver sa famille et sera déporté au Goulag. Il est à l’origine du légendaire soulèvement des prisonniers dans le camp de Norilsk en 1953.

Devant le peu de documents à disposition, car Soloviev a dissimulé les traces de son existence jusqu’à sa mort (à l’exception de merveilleux carnets de rêves), l’auteur Nikolaï Kononov a dû « devenir Sergueï Soloviev » : il écrit à la première personne, du point de vue de Soloviev, ce qui donne au récit une extraordinaire puissance d’évocation.

Le roman documentaire de Nikolaï Kononov met en lumière le destin d’un nouveau héros de l’époque soviétique ; il montre son immense aspiration à la liberté dans un pays qui en était privé.

Nikolaï Kononov est né à Moscou en 1980. Après des études de journalisme et de philosophie politique, il a travaillé pour les plus grands titres internationaux, tels que Forbes et le New York Times. Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages sur le développement économique en Russie et sur les conflits sociaux en Ingouchie et en Tchétchénie notamment. Il vit aujourd’hui en Allemagne.

Interview avec Nikolaï Kononov à lire ici

A propos de l’auteur

Nadia Sikorsky

Nadia Sikorsky a grandi à Moscou où elle a obtenu un master de journalisme et un doctorat en histoire à l’Université d’État de Moscou. Après 13 ans passés au sein de l’Unesco, à Paris puis à Genève, et avoir exercé les fonctions de directrice de la communication à la Croix-Verte internationale fondée par Mikhaïl Gorbatchev, elle développe NashaGazeta.ch, premier quotidien russophone en ligne, lancé en 2007.

En 2022, elle s’est trouvée parmi celles et ceux qui, selon la rédaction du Temps, ont « sensiblement contribué au succès de la Suisse romande », figurant donc parmi les faiseurs d’opinion et leaders économiques, politiques, scientifiques et culturels : le Forum des 100.

Après 18 ans en charge de NashaGazeta.ch, Nadia Sikorsky a décidé de revenir à ses sources et de se concentrer sur ce qui la passionne vraiment : la culture dans toute sa diversité. Cette décision a pris la forme de ce blog culturel trilingue (russe, anglais, français) né au cœur de l’Europe – en Suisse, donc, son pays d’adoption, le pays qui se distingue par son multiculturalisme et son multilinguisme.

Nadia Sikorsky ne se présente pas comme une "voix russe", mais comme une voix d’Européenne d'origine russe au bénéfice de plus de 30 ans d’expérience professionnelle dans le monde culturel. Elle se positionne comme médiatrice culturelle entre les traditions russes et européennes ; le titre de sa chronique, "L'accent russe", capture cette essence – l’accent n’étant pas une barrière linguistique, ni un positionnement politique mais une empreinte culturelle distinctive dans le contexte européen.

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