RAYON LIVRES

Sacha Filipenko: Un fils perdu. Editions Noir sur Blanc, 7 avril 2022. 192 pages • 19,50 Euros • 24 CHF

Traduit du russe (Biélorussie) par Philie Arnoux et Paul Lequesne

Après une violente bousculade lors d’un mouvement de foule, Francysk, jeune homme de 16 ans qui étudie la musique dans une ville de Biélorussie, tombe dans le coma. La plupart de ses proches l’abandonnent : sa petite amie trouve un autre copain, sa mère refait sa vie avec son médecin et fonde une nouvelle famille. Seule sa grand-mère Elvira prend soin de lui, lui rend visite chaque jour et veille à ce qu’il soit bien soigné. Après dix ans de coma, Francysk se réveille. On lui annonce que sa grand-mère est décédée. Il comprend alors que ses proches ont changé de vie. Mais dans le pays, tout est comme avant : un président très autoritaire est toujours au pouvoir ; les jeunes quittent la Biélorussie, et la police réprime toute tentative de contestation. Le jeune homme trouvera-t-il sa place dans ce pays figé ?

Un roman annonciateur de la situation politique en Biélorussie aujourd’hui. Dans son avant-propos, Filipenko écrit : « Tout ce que j’espère sincèrement, c’est qu’un jour, dans mon pays, ce livre cessera d’être d’actualité… »

Sacha Filipenko, né à Minsk en 1984, est un écrivain biélorusse d’expression russe. Après une formation en musique classique, il étudie la littérature à Saint-Pétersbourg. Il travaille comme journaliste et scénariste, notamment pour la chaîne de télévision indépendante Dojd’. Un fils perdu est son troisième roman publié en français, après Croix rouges et La Traque. Dans ses ouvrages, la fiction interroge la violence des régimes soviétique et postsoviétique, les rouages de la terreur et leurs conséquences sur les êtres qui y sont confrontés.

Sasha Filipenko dans Nasha Gazeta:

"Просто хочется быть людьми"

"Библиотопия"

A propos de l’auteur

Nadia Sikorsky

Nadia Sikorsky est née et a grandi à Moscou. Diplômée de la faculté de journalisme de l’Université d’État de Moscou, elle y a également poursuivi des études doctorales et obtenu un doctorat en histoire. Elle a travaillé pendant 13 ans à l’UNESCO, d’abord à Paris, puis à Genève. Après avoir occupé le poste de directrice de la communication de la Croix-Verte internationale, fondée par Mikhaïl Gorbatchev, elle crée en 2007 NashaGazeta.ch, le premier quotidien russophone en ligne de Suisse.

En 2022, Nadia Sikorsky a rejoint le Forum des 100 du Temps, qui réunit des personnalités ayant, selon la rédaction, « sensiblement contribué au succès de la Suisse romande », issues de la vie publique, économique, politique, scientifique et culturelle.

Après 18 ans à la tête de NashaGazeta.ch, Nadia Sikorsky a décidé de se consacrer à ce qui a toujours occupé une place particulière dans son travail de journaliste : la culture dans toute sa diversité. C’est ainsi qu’est né « L’Accent russe », un blog culturel trilingue en russe, français et anglais, au cœur de l’Europe, en Suisse, devenue sa seconde patrie et dont le multiculturalisme et le multilinguisme ont contribué à façonner le caractère de ce nouveau projet.

Au cœur du projet se trouve le regard d’une Européenne d’origine russe, forte de plus de 35 ans d’expérience professionnelle et d’une connaissance approfondie des deux traditions culturelles. Nadia Sikorsky conçoit son rôle comme celui d’une médiatrice entre ces deux cultures. Le titre du blog, « L’Accent russe », reflète cette idée : l’accent n’est ici ni une barrière linguistique ni un positionnement politique, mais une empreinte culturelle singulière dans le contexte européen.

L'AFFICHE
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