RAYON LIVRES

Lyane Guillaume : « Moi, Tamara Karsavina », Éditions du Rocher, 2021

A tous les amateurs du ballet nous recommandons ce livre.

Belle, talentueuse, cultivée, Tamara Karsavina fut l'une des plus célèbres danseuses de son temps. Née à Saint-Pétersbourg en 1885, formée à l'École impériale de danse, elle s'illustra en Russie puis dans le Paris de la Belle Époque comme vedette, avec Nijinski, des Ballets russes de Diaghilev, avant de fuir la révolution bolchevique en 1918.

Rivale de la Pavlova, elle interpréta les chorégraphies les plus audacieuses, comme L'Oiseau de feu, qui fit sa renommée, ou Parade, qui provoqua un énorme scandale lors de la première… Muse de nombreux artistes, courtisée par les princes mais hantée par des drames personnels, celle que l'on appelait La Karsavina côtoya les personnalités les plus en vue : Stravinski, Picasso, Chanel, Noureev… Elle vécut à Tanger, Sofia, Budapest, avant de s'établir à Londres où elle contribua à la création de l'Académie royale de danse et mourut à l'âge de 93 ans.

Rédigée sous forme de mémoires, cette autobiographie romancée, foisonnante et colorée, s'appuie sur une documentation solide et une connaissance approfondie des Ballets russes et des arts de la scène.

Lyane Guillaume est l'auteure de nombreux récits riches et vivants en rapport avec les pays où elle a séjourné (La Tour IvanovLaveuse de chiensMille et un jours en Tartarie…). Elle a elle-même pratiqué la danse et vécu de longues années en Russie.

A propos de l’auteur

Nadia Sikorsky

Nadia Sikorsky est née et a grandi à Moscou. Diplômée de la faculté de journalisme de l’Université d’État de Moscou, elle y a également poursuivi des études doctorales et obtenu un doctorat en histoire. Elle a travaillé pendant 13 ans à l’UNESCO, d’abord à Paris, puis à Genève. Après avoir occupé le poste de directrice de la communication de la Croix-Verte internationale, fondée par Mikhaïl Gorbatchev, elle crée en 2007 NashaGazeta.ch, le premier quotidien russophone en ligne de Suisse.

En 2022, Nadia Sikorsky a rejoint le Forum des 100 du Temps, qui réunit des personnalités ayant, selon la rédaction, « sensiblement contribué au succès de la Suisse romande », issues de la vie publique, économique, politique, scientifique et culturelle.

Après 18 ans à la tête de NashaGazeta.ch, Nadia Sikorsky a décidé de se consacrer à ce qui a toujours occupé une place particulière dans son travail de journaliste : la culture dans toute sa diversité. C’est ainsi qu’est né « L’Accent russe », un blog culturel trilingue en russe, français et anglais, au cœur de l’Europe, en Suisse, devenue sa seconde patrie et dont le multiculturalisme et le multilinguisme ont contribué à façonner le caractère de ce nouveau projet.

Au cœur du projet se trouve le regard d’une Européenne d’origine russe, forte de plus de 35 ans d’expérience professionnelle et d’une connaissance approfondie des deux traditions culturelles. Nadia Sikorsky conçoit son rôle comme celui d’une médiatrice entre ces deux cultures. Le titre du blog, « L’Accent russe », reflète cette idée : l’accent n’est ici ni une barrière linguistique ni un positionnement politique, mais une empreinte culturelle singulière dans le contexte européen.

L'AFFICHE
Artices les plus lus

Il y a quelques jours, les Éditions Noir sur Blanc, à Lausanne, ont publié le roman que l’écrivaine russe Gouzel Iakhina consacre au célèbre réalisateur soviétique Sergueï Eisenstein. Les lecteurs francophones le découvriront dans la traduction de Maud Mabillard et dans sa version intégrale, avec le neuvième chapitre inédit en Russie.

En 2025, l’UNESCO a reconnu la valeur universelle du patrimoine de la célèbre voyageuse suisse Ella Maillart (1903–1997) et inscrit ses archives au registre Mémoire du monde. C’est à cet événement qu’est consacrée une exposition au musée lausannois Photo Elysée, où l’« accent russe » est bien présent.

Les Éditions de l’Université européenne de Saint-Pétersbourg viennent de publier un ouvrage du slaviste genevois Jean-Philippe Jaccard et de son collègue russe Andreï Oustinov, aujourd’hui installé à San Francisco : Vzir zaoumi. Daniil Harms et l’avant-garde littéraire russe des années 1920.