RAYON LIVRES

Pavel Spiridonov & Nicolas Delaroche (photographies) La Cuisine russe. Recettes pour tous les jours. Editions Noir sur Blanc, 2018. 200 pages (19 Euros/24 CHF)

Voici un excellent cadeau pour les amis francophones. Pour tous les jours.


Connaissez-vous la cuisine russe ? Que trouve-t-on sur les tables de cet immense pays, qui commence aux frontières de l’Europe et déroule ses forêts et ses steppes jusqu’à l’océan Pacifique ? Les saveurs varient dans ce vaste territoire, mais on retrouve partout le même goût pour les soupes, le poisson, la divine pomme de terre et les crêpes fourrées.

Au fil des pages, pimentées d’anecdotes tirées de l’histoire russe ou de la vie quotidienne en URSS, Pavel Spiridonov nous donne accès aux goûts de son enfance passée à Saint-Pétersbourg. Avec des produits faciles à trouver dans nos régions, il dévoile 36 recettes épatantes, du borchtch au bœuf Stroganoff, de la salade de betteraves aux pâtisseries, jusqu’aux plats plus orientaux de Géorgie et d’Arménie, tels que les dolmas ou la sauce Tkemali. En complice averti, Nicolas Delaroche suit le cuisinier dans un reportage photographique qui détaille les étapes de préparation, depuis les achats au marché jusqu’au dîner entre amis.

Né à Saint-Pétersbourg en 1976, Pavel Spiridonov vit désormais à Lausanne. Passionné de cuisine depuis toujours, il a publié un premier ouvrage sur ce thème, La Cuisine de ma mère, aux Éditions Minerva en 2007.

Photographe franco-suisse né en 1985, Nicolas Delaroche a étudié à l’École cantonale d’art de Lausanne et a terminé un Master en art contemporain à la Haute école des arts de Berne. Il expose régulièrement son travail dans divers pays, avec notamment plusieurs expositions récentes en Chine et à Macau.

L'interview avec Pavel Spiridonov est à lire ici.

A propos de l’auteur

Nadia Sikorsky

Nadia Sikorsky est née et a grandi à Moscou. Diplômée de la faculté de journalisme de l’Université d’État de Moscou, elle y a également poursuivi des études doctorales et obtenu un doctorat en histoire. Elle a travaillé pendant 13 ans à l’UNESCO, d’abord à Paris, puis à Genève. Après avoir occupé le poste de directrice de la communication de la Croix-Verte internationale, fondée par Mikhaïl Gorbatchev, elle crée en 2007 NashaGazeta.ch, le premier quotidien russophone en ligne de Suisse.

En 2022, Nadia Sikorsky a rejoint le Forum des 100 du Temps, qui réunit des personnalités ayant, selon la rédaction, « sensiblement contribué au succès de la Suisse romande », issues de la vie publique, économique, politique, scientifique et culturelle.

Après 18 ans à la tête de NashaGazeta.ch, Nadia Sikorsky a décidé de se consacrer à ce qui a toujours occupé une place particulière dans son travail de journaliste : la culture dans toute sa diversité. C’est ainsi qu’est né « L’Accent russe », un blog culturel trilingue en russe, français et anglais, au cœur de l’Europe, en Suisse, devenue sa seconde patrie et dont le multiculturalisme et le multilinguisme ont contribué à façonner le caractère de ce nouveau projet.

Au cœur du projet se trouve le regard d’une Européenne d’origine russe, forte de plus de 35 ans d’expérience professionnelle et d’une connaissance approfondie des deux traditions culturelles. Nadia Sikorsky conçoit son rôle comme celui d’une médiatrice entre ces deux cultures. Le titre du blog, « L’Accent russe », reflète cette idée : l’accent n’est ici ni une barrière linguistique ni un positionnement politique, mais une empreinte culturelle singulière dans le contexte européen.

L'AFFICHE
Artices les plus lus

Il y a quelques jours, les Éditions Noir sur Blanc, à Lausanne, ont publié le roman que l’écrivaine russe Gouzel Iakhina consacre au célèbre réalisateur soviétique Sergueï Eisenstein. Les lecteurs francophones le découvriront dans la traduction de Maud Mabillard et dans sa version intégrale, avec le neuvième chapitre inédit en Russie.

En 2025, l’UNESCO a reconnu la valeur universelle du patrimoine de la célèbre voyageuse suisse Ella Maillart (1903–1997) et inscrit ses archives au registre Mémoire du monde. C’est à cet événement qu’est consacrée une exposition au musée lausannois Photo Elysée, où l’« accent russe » est bien présent.

Les Éditions de l’Université européenne de Saint-Pétersbourg viennent de publier un ouvrage du slaviste genevois Jean-Philippe Jaccard et de son collègue russe Andreï Oustinov, aujourd’hui installé à San Francisco : Vzir zaoumi. Daniil Harms et l’avant-garde littéraire russe des années 1920.