RAYON LIVRES

Hubert Seipel : Poutine. Une vision du pouvoir. Editions des Syrtes, 2016.

Traduit de l’allemand par Claude Haenggli.

Comment Vladimir Poutine, ancien officier du KGB en Allemagne de l’Est, est-il devenu l’un des hommes les plus puissants de la planète ? En quoi est-il le concepteur de la nouvelle Russie, et en quoi s’éloigne-t-il chaque jour davantage des idées occidentales ?

Barack Obama définit Vladimir Poutine comme l’une des plus grandes menaces pour le monde – à côté d’Ebola et des terroristes de l’État islamique.

Le président russe ne cesse de critiquer « les doubles standards de l’Occident ». Depuis les événements de Maidan, la plupart des journalistes occidentaux jugent que le monde s’achemine vers une nouvelle guerre froide. Comment en est-on arrivé là, des décennies après l’effondrement de l’Union soviétique ?

Hubert Seipel est l’unique journaliste occidental à avoir accom¬pagné Poutine au cours des cinq dernières années. Il offre pour la première fois aux lecteurs francophones un aperçu des motifs et des idées qui animent le président russe. Une occasion peut-être de comprendre les divergences et les points communs entre la Russie et l’Occident.

« Hubert Seipel a pu approcher Poutine comme nul autre journaliste occidental. » Der Spiegel

« Il décrit le président russe tel qu’il est : dans ses aspects politiques et humains. Poutine est-il à blâmer ? Pas plus qu’Obama, si l’on en croit le livre de Seipel qui connaît les Russes bien mieux que n’importe quel journaliste occidental. Il juge sans préjugé. » Thomas Chorherr, Die Presse

«La biographie de Hubert Seipel va au-delà du simple tapage médiatique, ce qui la rend d’autant plus importante. En laissant de côté tous nos sentiments, dit-il, nous devons trouver une langue commune avec Poutine.» Bettina Lehnert, RBB Stilbruch

A propos de l’auteur

Nadia Sikorsky

Nadia Sikorsky est née et a grandi à Moscou. Diplômée de la faculté de journalisme de l’Université d’État de Moscou, elle y a également poursuivi des études doctorales et obtenu un doctorat en histoire. Elle a travaillé pendant 13 ans à l’UNESCO, d’abord à Paris, puis à Genève. Après avoir occupé le poste de directrice de la communication de la Croix-Verte internationale, fondée par Mikhaïl Gorbatchev, elle crée en 2007 NashaGazeta.ch, le premier quotidien russophone en ligne de Suisse.

En 2022, Nadia Sikorsky a rejoint le Forum des 100 du Temps, qui réunit des personnalités ayant, selon la rédaction, « sensiblement contribué au succès de la Suisse romande », issues de la vie publique, économique, politique, scientifique et culturelle.

Après 18 ans à la tête de NashaGazeta.ch, Nadia Sikorsky a décidé de se consacrer à ce qui a toujours occupé une place particulière dans son travail de journaliste : la culture dans toute sa diversité. C’est ainsi qu’est né « L’Accent russe », un blog culturel trilingue en russe, français et anglais, au cœur de l’Europe, en Suisse, devenue sa seconde patrie et dont le multiculturalisme et le multilinguisme ont contribué à façonner le caractère de ce nouveau projet.

Au cœur du projet se trouve le regard d’une Européenne d’origine russe, forte de plus de 35 ans d’expérience professionnelle et d’une connaissance approfondie des deux traditions culturelles. Nadia Sikorsky conçoit son rôle comme celui d’une médiatrice entre ces deux cultures. Le titre du blog, « L’Accent russe », reflète cette idée : l’accent n’est ici ni une barrière linguistique ni un positionnement politique, mais une empreinte culturelle singulière dans le contexte européen.

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Il y a quelques jours, les Éditions Noir sur Blanc, à Lausanne, ont publié le roman que l’écrivaine russe Gouzel Iakhina consacre au célèbre réalisateur soviétique Sergueï Eisenstein. Les lecteurs francophones le découvriront dans la traduction de Maud Mabillard et dans sa version intégrale, avec le neuvième chapitre inédit en Russie.

En 2025, l’UNESCO a reconnu la valeur universelle du patrimoine de la célèbre voyageuse suisse Ella Maillart (1903–1997) et inscrit ses archives au registre Mémoire du monde. C’est à cet événement qu’est consacrée une exposition au musée lausannois Photo Elysée, où l’« accent russe » est bien présent.

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