L’accent russe | Le blog de Nadia Sikorsky
En Russie, la série adaptée du roman de Gouzel Iakhina, dont le dernier épisode a été diffusé hier sur la chaîne Rossiya 1, a déclenché un véritable scandale. Les accusations portées contre ses créateurs nous paraissent symptomatiques de la société russe.
Il se trouve que, ces deux derniers mois, je me suis plongée dans le travail du metteur en scène russe Timofeï Kouliabine, âgé de 35 ans, à l’égard de qui j’éprouvais auparavant — et je peux désormais l’admettre — une certaine méfiance : le scandale autour de Tannhäuser avait bien laissé ce fameux « arrière-goût ».
Le 29 mai, le Théâtre Mikhaïlovski de Saint-Pétersbourg accueillera un gala consacré aux quarante ans de carrière du grand chanteur géorgien. Nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec lui peu avant cet événement.
Paata, vous êtes né à Tbilissi, vous avez étudié à Milan et à Odessa, et pourtant vous vous définissez comme un représentant de l’école russe de basse. Pourquoi ?
L’un des invités du festival de musique « Lac magique », qui s’est tenu récemment à Lucerne, était, chose assez surprenante, un grand animateur russe dont Le Conte des contes a été reconnu comme le meilleur film d’animation de tous les temps. Une programmation spéciale, « Une nuit avec Norstein », était consacrée à son œuvre. J’ai eu la rare occasion de m’entretenir avec le Maître dans un cadre relativement calme.

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