L’accent russe | Le blog de Nadia Sikorsky

Vladimir Dimitrijević, neuf ans après

Le fondateur de l’Âge d’Homme, la plus grande maison d’édition de Suisse romande, nous a quittés il y a un peu plus que neuf ans – le 28 juin 2011. Bêtement, si l’on peut dire, puisqu’il a trouvé la mort dans un accident de la route, au volant de sa camionnette blanche remplie de livres qu’il transportait de Suisse en France. Je l’avais rencontré une année plus tôt et, comme beaucoup, je suis tombée sous son charme. Le charme d’un homme passionné.

Zouleikha, ne ferme pas les yeux !

En Russie, la série adaptée du roman de Gouzel Iakhina, dont le dernier épisode a été diffusé hier sur la chaîne Rossiya 1, a déclenché un véritable scandale. Les accusations portées contre ses créateurs nous paraissent symptomatiques de la société russe.

À Novossibirsk, à Novossibirsk !

Il se trouve que, ces deux derniers mois, je me suis plongée dans le travail du metteur en scène russe Timofeï Kouliabine, âgé de 35 ans, à l’égard de qui j’éprouvais auparavant — et je peux désormais l’admettre — une certaine méfiance : le scandale autour de Tannhäuser avait bien laissé ce fameux « arrière-goût ».

Paata Burchuladze : héritier de la grande tradition des basses russes

Le 29 mai, le Théâtre Mikhaïlovski de Saint-Pétersbourg accueillera un gala consacré aux quarante ans de carrière du grand chanteur géorgien. Nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec lui peu avant cet événement.

Paata, vous êtes né à Tbilissi, vous avez étudié à Milan et à Odessa, et pourtant vous vous définissez comme un représentant de l’école russe de basse. Pourquoi ?

Gouzel Iakhina : « Il ne sert à rien d’en vouloir au passé »

В августе этого года в лозаннском издательстве Noir sur Blanc вышел французский перевод книги «Зулейха открывает глаза», удостоенный в России  премии Большая книга. Главное – то, что мы не знаем ни одного человека, которого он оставил бы равнодушным.

Evgeny Kissin : « Mon seul critère est l’amour »

Dans le cadre du Festival de Verbier, qui s’est achevé il y a quelques jours, le célèbre musicien a accepté de participer à une rencontre publique dont les organisateurs ont confié la conduite à l’auteure de ces lignes. Il s’avère que si Kissin n’était pas devenu pianiste, il aurait pu devenir journaliste !

A propos de l’auteur

Nadia Sikorsky

Nadia Sikorsky est née et a grandi à Moscou. Diplômée de la faculté de journalisme de l’Université d’État de Moscou, elle y a également poursuivi des études doctorales et obtenu un doctorat en histoire. Elle a travaillé pendant 13 ans à l’UNESCO, d’abord à Paris, puis à Genève. Après avoir occupé le poste de directrice de la communication de la Croix-Verte internationale, fondée par Mikhaïl Gorbatchev, elle crée en 2007 NashaGazeta.ch, le premier quotidien russophone en ligne de Suisse.

En 2022, Nadia Sikorsky a rejoint le Forum des 100 du Temps, qui réunit des personnalités ayant, selon la rédaction, « sensiblement contribué au succès de la Suisse romande », issues de la vie publique, économique, politique, scientifique et culturelle.

Après 18 ans à la tête de NashaGazeta.ch, Nadia Sikorsky a décidé de se consacrer à ce qui a toujours occupé une place particulière dans son travail de journaliste : la culture dans toute sa diversité. C’est ainsi qu’est né « L’Accent russe », un blog culturel trilingue en russe, français et anglais, au cœur de l’Europe, en Suisse, devenue sa seconde patrie et dont le multiculturalisme et le multilinguisme ont contribué à façonner le caractère de ce nouveau projet.

Au cœur du projet se trouve le regard d’une Européenne d’origine russe, forte de plus de 35 ans d’expérience professionnelle et d’une connaissance approfondie des deux traditions culturelles. Nadia Sikorsky conçoit son rôle comme celui d’une médiatrice entre ces deux cultures. Le titre du blog, « L’Accent russe », reflète cette idée : l’accent n’est ici ni une barrière linguistique ni un positionnement politique, mais une empreinte culturelle singulière dans le contexte européen.

L'AFFICHE
Artices les plus lus

Il y a quelques jours, les Éditions Noir sur Blanc, à Lausanne, ont publié le roman que l’écrivaine russe Gouzel Iakhina consacre au célèbre réalisateur soviétique Sergueï Eisenstein. Les lecteurs francophones le découvriront dans la traduction de Maud Mabillard et dans sa version intégrale, avec le neuvième chapitre inédit en Russie.

En 2025, l’UNESCO a reconnu la valeur universelle du patrimoine de la célèbre voyageuse suisse Ella Maillart (1903–1997) et inscrit ses archives au registre Mémoire du monde. C’est à cet événement qu’est consacrée une exposition au musée lausannois Photo Elysée, où l’« accent russe » est bien présent.

Les Éditions de l’Université européenne de Saint-Pétersbourg viennent de publier un ouvrage du slaviste genevois Jean-Philippe Jaccard et de son collègue russe Andreï Oustinov, aujourd’hui installé à San Francisco : Vzir zaoumi. Daniil Harms et l’avant-garde littéraire russe des années 1920.